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Au fil du temps, les logiciels de montage vidéo exigent de plus en plus de ressources.

Que peut-il se passer lors d'un montage avec une configuration insuffisante ? L'incident le plus net est le plantage. Plus insidieusement, la faiblesse du processeur peut entraîner des erreurs de calculs qui se traduisent par une mauvaise qualité de l'image. L'opérateur met alors en cause la fiabilité de son logiciel pas celle du matériel.

Les développeurs de logiciels, dans un but commercial, intègrent  dans leurs programmes une méthode qui permet de réaliser le montage sans plantage en utilisant des ressources inférieures à la configuration requise. Il s'agit du mode Proxy.

Le procédé est simple : des copies des fichiers originaux sont créées dans une basse résolution et remplacent dans le projet les fichiers originaux, facilitant ainsi la fluidité de lecture et du rendu. Ces nouveaux fichiers sont des proxys. Lors de l'exportation, le rendu final utilise les fichiers originaux.
Mais alors, puisque cette méthode miracle est plus souple et plus confortable, pourquoi ne pas l'utiliser systématiquement ?
Soyons sérieux, il ne faut pas rêver, la qualité d'un proxy dépend de son codec.  Le ProRes 422 utilisé par FinalCut Pro est un codec optimisé qui maintient la qualité originale. Mais qu'en est-il du mode proxy généré dans les logiciels grand public ? Le transcodage subit alors une perte de qualité plus ou moins visible : ici des sauts d'images, là des artefacts ou encore des altérations de la luminance et/ou de la chrominance. Si une configuration minimale est requise, c'est bien pour garantir la qualité des calculs dans les diverses opérations. L'encodage n'est pas une opération hasardeuse (voicodec).
Le mode proxy facilite certes le montage, mais lors de l'exportation, les calculs seront faits à partir de fausses données, en particulier si le montage comprend des transitions et effets complexes. La qualité finale est équivalente à celle du DVD.
D'une manière générale (hormis le ProRes 422) le montage en mode proxy n'est à envisager que comme une solution de dépannage, à ne mettre en œuvre qu'exceptionnellement.

La première condition lorsque l'on veut faire du montage vidéo de qualité est de travailler avec des outils adaptés et non d'opter pour des solutions de secours.

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